Je l’ai emmené en vacances, presque par curiosité plus que par nécessité, et je ne m’attendais pas à ce point à ce qu’il devienne indispensable. Le RND synth de Cyma Forma — cofondé avec Bambounou — repose sur une idée si simple qu’elle en devient presque provocante : un seul bouton, huit moteurs de synthèse (subtractif, FM, acide, bruit, parole, Karplus-Strong, supersaw, additif), et à chaque pression, une idée musicale complète surgit, prête à l’emploi.
Ce qui m’a frappé, ce n’est pas tant la qualité sonore — bien réelle — que la fonction que l’objet occupe presque malgré lui : il donne le la. Pas au sens strict d’une hauteur de référence, mais au sens où il propose un point de départ suffisamment abouti et suffisamment inattendu pour qu’on n’ait plus qu’à répondre. Composer devient une conversation plutôt qu’une page blanche.
Cette logique-là, je suis en train de la retourner dans tous les sens pour un projet en cours de préparation, probablement avec Döner 2 le son — sans trop en dire pour l’instant, disons qu’il y sera question d’improvisation live et de laisser le hasard désigner qui déclenche la proposition sonore de départ. Rien n’est encore fixé, mais l’idée germe directement de ces heures passées, en vacances, à appuyer sur un seul bouton et à voir ce qui en sortait.
En attendant d’en dire plus, si vous voulez suivre où ça mène, le catalogue est sur Bandcamp.
— Rico da Halvarez

I brought it on vacation, almost out of curiosity more than necessity, and I didn’t expect it to become quite this indispensable. Cyma Forma’s RND synth — co-designed with Bambounou — rests on an idea simple enough to feel almost provocative: a single button, eight synthesis engines (subtractive, FM, acid, noise, speech, Karplus-Strong, supersaw, additive), and with every press, a complete musical idea appears, ready to use.
What struck me wasn’t so much the sound quality — which is genuinely good — as the function the object ends up performing almost in spite of itself: it sets the tone. Not in the strict sense of a reference pitch, but in the sense that it offers a starting point finished and unexpected enough that all you have to do is respond. Composing turns into a conversation rather than a blank page.
I’m currently turning that logic over in every direction for a project I’m putting together, probably with Döner 2 le son — without saying too much for now, let’s just say it’ll involve live improvisation and letting chance decide who triggers the starting sound. Nothing is fixed yet, but the idea grew directly out of hours spent, on vacation, pressing a single button and seeing what came out.
More on that soon — in the meantime, the catalog is on Bandcamp.
— Rico da Halvarez

